• Cataphorèse • PPRZ • Métallisation • Galvanisation à chaud • Galvanisation Sendzimir
Il s'agit d'un primaire en général
époxy déposé par trempé
et échange électrique . La pièce
est reliée au pole négatif et le bain
de cataphorèse est lui au pole positif. L'effet
du champ électrique ainsi créé
provoque le dépôt de la peinture.
 |
Les
pièces à traiter sont immergées
dans une cuve remplie d'une peinture hydrosoluble
se comportant comme un électrolyte sous
l'action du courant électrique. Les particules
de peinture ont le pouvoir de migrer sur une
électrode (cathode) qui est la pièce
à protéger. Avant d’engager le processus de revêtement,
l’applicateur de poudre doit s’assurer
par un test de quadrillage que la cataphorèse
est adhérente (adhérence classe
0) selon la norme NF EN ISO 2409. Des variations de brillance sont admissibles
dès lors que le test d’adhérence
est satisfaisant.
|
Le
thermolaqueur devant exécuter une prestation
sur cataphorèse doit vérifier : • s’il existe des « bulles
» de traitement. Généralement
ces « bulles » de traitement se produisent,
pour les menuiseries, dans des parties situées
à l’intérieur du volume bâti
et n’altère que le dépôt de
cataphorèse. Elles devront être reconditionnées
par :  >
primaire zinc si la zone affectée se trouve à
l’intérieur du volume bâti  >
primaire zinc si la zone affectée se trouve à
l’extérieur du volume bâti et si
la phosphatation n’est pas altérée  >
métallisation si la zone affectée se trouve
à l’extérieur du volume bâti
et si la phosphatation est dégradée. • s’il existe des « grumeaux
» à la sortie des évents.
Ces désordres devront être éliminés
avant de commencer le thermolaquage. La zone éventuellement
altérée sera réparée suivant
les préconisations précédentes. Dans tous les cas la cataphorèse donne lieu à
un dégraissage avant poudrage, sauf si la cataphorèse
est intégrée à l’unité
de poudrage. Le dégraissage doit être effectué
par voie chimique automatique et dans des cas exceptionnels
par voie manuelle « au chiffon ». Pour des raisons d’esthétique l’applicateur
de poudre devra vérifier si une dérive
de teinte ne se produit pas pendant l’exécution
de sa prestation Les épaisseurs de poudre à appliquer sur
une préparation par cataphorèse sont identiques
à celles recommandées par les fabricants
de poudre pour le traitement standard des pièces
en aciers (+ ou - 100 microns).
|
| PPRZ
: Primaire poudre riche en Zinc |
Il
s’agit d’une poudre époxy
dopée en zinc métal qui s’applique
comme une poudre de décoration et confère
des caractéristiques anticorrosion intéressantes. Préparation de surface avec PPRZ Sur acier calaminé décapage obligatoire.
Sur acier décapé huilé
soit décapage soit phosphatation. Application du PPRZ sur surface décapée L’application du PPRZ doit être
effectuée sur pièce décapée
avec un degré de propreté Sa 2,5
(ou Ds 2,5) minimum avec rugosité selon
prescription du fournisseur.
|
 |
L’épaisseur minimum sera celle indiquée
dans la norme NF P 24-351. La température des pièces lors de la gélification
doit correspondre aux préconisations du fournisseur
du PPRZ. La manipulation des pièces recouvertes du PPRZ
est fortement déconseillée. En cas d'absolue nécessité, il est impératif
d'utiliser des gants propres non pelucheux. Un contrôle de l'épaisseur du revêtement
est à réaliser ; en cas d'épaisseur
insuffisante, un sur-poudrage en PPRZ suivi d'une nouvelle
gélification intermédiaire doit être immédiatement réalisée. Le poudrage de la couche de finition sur le primaire
riche en zinc, froid ou encore chaud, sans toutefois
dépasser la température de 80°C, doit
être effectué à la suite sur le
même site et dans un délai maximum de 4
heures.. Au-delà, sans dépasser 12 heures, il convient
d’effectuer un étuvage des pièces
pendant 10 minutes à 120°C environ (température
objet). Phosphatation avant PPRZ Uniquement pour les pièces en tôles fines.
La phosphatation sera réalisée selon les
règles de l’art c'est-à-dire suivie
d’un rinçage passivant et d’un rinçage
final à l’eau déminéralisée
|
La
métallisation Zinc ou alliage zinc Alu
est un procédé qui consiste à
fondre un métal (Zinc ou alliage de Zinc
alu) présenté sous forme de fil,
et à le projeter sur la surface de l'acier
à l'aide d'un pistolet à flammes
ou à arc électrique. La valeur de la protection dépend essentiellement
de la préparation de surface, et du respect
de la réalisation technique conformément
à la norme ISO 2063 (NF EN 22063). Avant métallisation s'assurer que la
surface répond aux exigences de propreté
et de rugosité suivantes : • la surface doit être exempte
de rouille, de trace d'oxyde, d'huile ou de
graisse. Afin de satisfaire à
ces conditions, la surface sera grenaillée
avec du corindon, ou des grenailles d'acier
ou de fonte, jusqu'à l'obtention d'un
degré de propreté Sa 3 ou Ds 3
(degré de propreté réputée
à 99%).
|
 |
Il convient de s'assurer de la propreté de la
surface par comparaison au cliché «degré
Sa 3»de l'ISO 8501-1 (ou norme équivalente).
• Concernant la rugosité, les valeurs
de Ra définies par la norme NF E 05
051 varient entre 8 et 12µ selon l'épaisseur
de métallisation déposée. >>> Pour une épaisseur de métallisation
< 120µm : La rugosité doit correspondre à la classe
N9 Ra entre 8 et lO µm >>> Pour une épaisseur de métallisation
> 120µm : La rugosité doit correspondre à la classe
N10 Ra entre 10 et 12µm Pour permettre ce résultat il est nécessaire
de vérifier les paramètres de grenaillage
suivants : • employer un des abrasifs suivants : Grenaille acier angulaire ou grenaille fonte hématite
angulaire ou corindon angulaire avec une grosseur de
grains comprise entre 0,5 et 1,5 mm. Avec une pression
de grenaillage comprise entre 4 et 6 bars. • quelque soit l'abrasif utilisé,
celui-ci doit être sec, non souillé. Dans
le cas de projections d'abrasif à l'aide d'air
comprimé, l’air utilisé doit être
suffisamment propre et sec pour éviter de contaminer
l'abrasif ou la surface qui doit être métallisée
au pistolet. • le mélange opératoire
doit être d’une qualité constante. • le grenaillage s'effectue dans
une cabine sèche avec recyclage. Concernant la projection thermique, le métal
d'apport doit être conforme aux spécifications
de la norme ISO 2063 (NF EN 22063). Un certificat de
conformité doit être demandé au
fournisseur. La métallisation doit être effectuée
après préparation de surface dans le prolongement
du grenaillage dans un dé1ai maximum de 6 h et
si possible 2 h selon le tableau suivant :
|
Délai
maximal
|
Degré
d’hygrométrie relatif de l’atmosphère
ambiance
|
|
6 heures
|
Inférieur à
60%
|
|
4 heures
|
De 60 à 70%
|
|
2 heures
|
Supérieur à
75% sans dépasser 85%
|
Toute pièce qui n’aurait pas été
grenaillée et revêtue dans ces conditions
et délais, doit obligatoirement subir un nouveau
grenaillage. La projection thermique doit être pratiquée
lorsque la température du substrat dépasse
la température du point de rosée d'au
moins 3°C afin d'éviter tout cloquage lors
de l'application. Le revêtement est projeté, jusqu’à
l'obtention de l'épaisseur désirée,
en plusieurs passes croisées. Les caractéristiques à contrôler
sont l’épaisseur, l’aspect et l'adhérence. L'épaisseur minimale du revêtement de zinc
recommandée est définie en fonction de
l'emploi prévu (intérieur ou extérieur
du volume bâti), du taux d'hygrométrie
et de l'agressivité du milieu conformément
à la norme NF P 24-351. D’autres spécifications particulières
peuvent être demandées. L’aspect de la métallisation doit être
uniforme, sans cloques ni marques. Le revêtement doit satisfaire à l’essai
d'adhérence par quadrillage. Aucun décollement
du revêtement ne doit se produire.
|
| Support
Galvanisation à chaud |
La
galvanisation à chaud consiste à
immerger la pièce en acier à protéger
dans un bain de zinc fondu. Les produits ressortent
ainsi revêtus d’une couche de zinc
régulière. Préparation chimique sur pièce
galvanisée à chaud à façon Généralités La galvanisation à chaud est une prestation
dont l’exécution n’entre
pas dans le recueil de savoir faire de THERMOLACIER®. Le recueil de savoir faire de THERMOLACIER® n’envisage
que le cas d’une galvanisation réalisée
sur des ouvrages conçus et galvanisés
conformément à la norme 14713,
sur des aciers de classe 1, 2, 3 selon la norme
35503.
|
 photo fournie par notre partenaire : Galvazinc
Association |
Avant d’engager le processus de peinture sur galvanisation,
il convient de : • vérifier visuellement
la qualité de la galvanisation (absence de manques,
absence d’épaufrures…), une attention
particulière sera apportée aux ressuages
d’acide. • contrôler le procès
verbal d’épaisseur et l’adhérence
du revêtement. • vérifier que les pièces
sont conçues (évents, entrefers..) pour
subir l’ensemble des préparations par voie
chimique (bains ou pulvérisation). • tenir compte de l’état
du parachèvement de la galvanisation avant de
commencer le processus de mise en peinture. En cas de non-conformité de certains de ces paramètres,
une fiche de non-conformité sera rédigée
et une demande d’autorisation de mise en peinture
sera éventuellement envoyée au client.
Certains problèmes, liés par exemple à
la conception des pièces ou au parachèvement,
pourront être résolus par une mention dans
les conditions générales de vente.
 |
Parachèvement Par principe le « parachèvement
» ou « toilettage » ou «
nettoyage » de la galvanisation est à
la charge du galvanisateur. En cas d’exécution du parachèvement
par le thermolaqueur, un niveau de finition
sera défini avec le client. Quelque
soit le niveau de finition exigé par
le client, l’entrepreneur devra limiter
le degré de ponçage pour éviter
d’endommager la protection anticorrosion.
La finition par ponçage ne conduit pas
à obtenir une finition de type «
carrosserie automobile ». L’article 7 « Aspect » de
la norme NF P 24351 s’applique pour les
défauts subsistant après thermolaquage
sur aciers galvanisés à chaud.
« L’appréciation de la qualité
de l’aspect et, en particulier, vis-à-vis
des risques de bullage lors des traitements
de thermolaquage sur revêtements métalliques
sue acier, ne doit pas se faire à une
distance inférieure à 3 m »
|
Revêtement Les pièces seront dans un premier temps dégraissées
par une solution acide ou alcaline à une température
de 45°C mini. Elles seront ensuite dérochées
(grammage mini enlevé par m2 de 2 à 3
grammes). Ce dérochage sera suivi d’un
double rinçage à l’eau de ville,
le premier pouvant être additivé, le second
restant en eau de ville simple. L’opération de dérochage et de dégraissage
pourra être réalisée simultanément. Le zinc désoxydé et rincé devra
subir une opération de passivation par chromatation
ou phosphatation d’un niveau au moins égal
à P6 selon la norme P 24-351. Le rinçage ultime sera réalisé
avec de l’eau déminéralisée,
la conductivité de cette eau sera inférieure
à 10 micro Siemens (pour information des égouttures
inférieures à 30 µS serait souhaitables). Selon le procédé retenu, la passivation
sera réalisée avant ou après le
dégazage. Le dégazage consiste à porter la pièce
à une température-objet de 20°C supérieure
à celle de polymérisation du polyester
de la couche finale. Il permet l’évacuation
des gaz occlus dans la couche intermétallique
fer-zinc de la galvanisation à chaud. Le poudrage des pièces peut être effectué
à chaud ou à froid à condition
de respecter les minima d’épaisseur indiqués
par les fabricants de poudre. (Les fiches d’homologation
ACQPA sont une bonne source de référence)
Les pièces ainsi traitées devront être
exemptes de micro-bullage perforant. En cas de doute,
la fermeture du micro-bullage sera vérifiée
à l’aide d’un test à l’éponge
humide (NF E 86901). • Si le test à l’éponge
ne révèle que quelques perforations celles-ci seront fermées par une teinte ou un
vernis polyuréthanne mono-composant additivé
appliqué immédiatement en sortie de chaîne
de production. • Si le test révèle que
le nombre de micro-bullage est trop important,
la pièce sera repoudrée en totalité.
Préparation mécanique sur pièce
galvanisée à chaud à façon La préparation mécanique de la
galvanisation à chaud est effectuée
par projection d’abrasif à sec,
à une pression peu élevée
(maximum 3 bars) et avec un média non
métallique, angulaire et de faible granulométrie
(NF EN ISO 11 124-1 à 4 et 11 126-1 à
8 et ISO 8504) pour obtenir une surface avivée
(piquetage). Ce traitement ne doit en aucun
cas altérer les propriétés
anticorrosion de la galvanisation. AFTA THERMOLACIER® préconise de faire
suivre cette préparation mécanique
d'un traitement de surface adapté qui
confèrera à la surface activée
une passivation garantissant une tenue dans
le temps encore plus importante. En cas d’épaufrure locale de la
galvanisation un ragréage répondant
aux spécifications de la norme P 24-351
doit être réalisé.
|
 |
|
| Support
Galvanisation Sendzimir |
|
La
galvanisation en continu, ou galvanisation Sendzimir
est un procédé exclusivement industriel. Les tôles sont d’abord déroulées,
dégraissées puis chauffées
afin, d’une part de parfaire le nettoyage
et la désoxydation de la surface et,
d’autre part, permettre à l’acier
fortement écroui de retrouver sa ductilité.
Les tôles sont ensuite refroidies pour
atteindre la température du bain de zinc
(environ 450°C). L’immersion dans
le bain est très courte : environ 3 secondes.
L‘essorage en sortie de bain permet de
régler l’épaisseur du dépôt
de zinc tandis que le passage rapide dans un
four de recuit permet la diffusion du fer dans
le zinc et la formation en surface de couches
d’alliage fer/zinc.
|
 |
Une fois refroidie à température ambiante,
la bande subit un laminage à faible taux de réduction
(skin-pass) qui améliore les propriétés
mécaniques et l’aspect de surface de la
tôle. Enfin, une opération de passivation
par aspersion d’acide chromique (ou autre traitement
sans chrome validé) est réalisée.
Cela permet, lors du stockage, de retarder la formation
éventuelle de rouille blanche. La galvanisation doit être exempte de rouille
blanche, elle ne doit pas être corrodée.
Si tel est le cas, une désoxydation s’impose.
Pour les supports Sendzimir avec soudures et meulages
ponctuels, la gamme doit prévoir un traitement
approprié des zones de reprise ou sans zinc assurant
une bonne adhérence du traitement. Cette gamme
doit être compatible avec les deux supports acier
brut et Sendzimir. Les supports Sendzimir peuvent être : • Chromatés ou brillantés • Huilés • Revêtus par un organo-minéral • Brossés Cette variété de support impose de reconnaître
le type de Sendzimir pour définir la gamme appropriée.
Faute de quoi, on devra décaper. Les supports galvanisés doivent être traités
selon les prescriptions des tableaux 9 à 11 et
des Annexes de la norme NF P 24-351.
Préparation chimique La gamme de traitement doit être choisie
selon la situation des ouvrages (voir NF P 24-351).
Les différents traitements élémentaires
possibles sont les suivants : • Dégraissage spécifique Il peut être réalisé en phase
aqueuse avec tensio-actifs ou en phase solvantée.
Il doit aboutir à une bonne mouillabilité. • Désoxydation spécifique Ce traitement doit permettre à la fois
le dégraissage de la pièce et le
décapage des oxydes pulvérulents
s’ils existent (rouille blanche). Ce dernier
traitement peut être réalisé
par voie chimique ou mécanique. • Phosphatation amorphe spécifique Ce traitement comprend un dégraissage,
une désoxydation (si elle est nécessaire)
et une phosphatation amorphe. La variété
des prétraitements réalisés
sur les tôles Sendzimir, impose de vérifier
impérativement l’efficacité
du traitement par un test d’adhérence. • Phosphatation amorphe spécifique
et passivation Même prescription que pour la phosphatation
amorphe spécifique avec adjonction d’une
passivation chromique ou équivalente. |
  |
|
|